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Terroir de prière

 

 Qui suis-je ?

Moi qui l’aime tant.

Un apocryphe d’Apollinaire, une sorte de faux semblants. Un assemblage désuet. Une crainte sans rescousse… si je pouvais me lever, et tendre au firmament, entendrais-je le cri de la bienfaisance atterrir en haut du prisme envoûtant de ma désespérance ?

 

Continuerais-je à me ramasser comme une larve qui n’entend plus son cœur battre et...

Qui suis-je ?

 

Pourtant je te vois et tu me dis ne pas exister…

 

Où se trouve ce double, cette moitié qui m’emplirait.

 

Ô véhémente créature, dans l'aboiement circonscrit de ma téméraire timidité, tu fais face à l’insolence de ta croyance. Comme un fou, un vaurien de l’absolu, une larme coule au bout de ta joue et s’écrase sur le sol mouvant de ta déconfiture.

 

Mais comment te parles-tu, être vivace... limace sanguinaire?

Sous quels bords dois-tu resplendir dans l’arnaque de ta conscience aux abois?

 

Je ne sais.

 

J’entends tout défiler à cent à l’heure.

Sûr je ne sais.

Qui je suis ? Je le serai un jour. Alors pourquoi,

d’abord, devoir savoir

Qui on est ?

Pourquoi d’ailleurs végéter dans un ici et ailleurs quand la transposition de son âme aboie ses ornements et armements dithyrambiques dans une sphère apocalyptique ?

                                                                             Tu me manques…

 

Pour qui existes-tu, si moi je ne suis pas ?

 

À entendre psalmodier les émois de l’inconsistance aux abois,

je m'égare du chemin.

Même si le but ne doit jamais être atteint,

Comment ne pas feindre d’envenimer la sentence d'un être qui se noie dans son propre destin ?

 

On accuse souvent le soldat,

le dissident,

de parfaire son aura sur la face de l’être qui se lamente…

je dis…

Mais pour quoi faire ?

 

Affaire affriolante, qui s’ébat, s’enflamme dans les aphorismes apocalyptiques d’un double qui se débat afin de devenir soi !?

 

__________Bouleversante tiédeur de la malnutrition emplit-moi de ton vide pour qu'à jamais je me recompose.

__________Aura divine acclame à mon doux sein les stances affriolantes qui m'angoissent jusqu'au tréfonds de ma désinvolture.

__________Pourfends-moi de tes malédictions, Toi Sainte de la gratitude qui me donne la force de rester vivant.

 

Sous des tonnes de fieffées ratures, je me pardonne d'être saoul de l'Amour,

__________de le rechercher en dehors de mon enceinte castratrice

__________alors que tu te trouves au seuil de ma chambre à coucher.

 

Du sommeil, je me dois de me transposer dans ton univers.

 

Mais de grâce, aies pitié de mes affreux discours d'enfance. Ils se disent obscurcir les douces péripéties de mon être conscient de vivre dans l'amalgame de sa désespérante recherche amoureuse.

 

Aujourd'hui je deviens chauve sous d'autres horizons que le mien qui s'échauffe par froides rémissions de son appât rance à s'entêter à ne croire sinon son triste mais joyeux recevoir d'abandon.

 

J'ai éteint la sphère cachée de mon intérieur obsolète qui ne s'écoute plus depuis longtemps déjà.

 

Parcourir en un instant les contrées oubliées de toutes nativités germaniques et même siciliennes, pour rester empêtrer dans les doutes insoumis de toutes témérités, c'était déjà me croire enseveli sous les catacombes de l'ennui, quand il faudrait avoir plus d'énergie_ MAIS QUI ES-TU?

 

09-03-06

 

 

 

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