Sphère nébuleuse, Trace de mon émoi effacé!
Trouble sensoriel qui agace le parcours de l'incompris.
Je me martèle, morte feuille, à régurgiter la haine qui m'envenime de la tête au cerveau.
SIL n'est qu'un être qui se meurt à force de na pas vivre la décadence d'une société machinée.
Comment se fait-il que des milliards de traditions n'ont que faire de l'apparat diurne, du rêve ainsi que de ses constellations?
Jusqu'ici ma vie ne fait pas de bruit.
Elle sursaute au moindre choc électrique mais s'emplit de véhémence contre ses soubresauts de correspondance dont la vie est l'émettrice.
Je reste cloisonné dans mes remparts.
SIL me cache et ne connais rien,
ni de lui,
ni des autres,
ni du monde.
Je me dois d'être Travailleur, m'empiffrer des douces accointances de sa téméraire félicité.
Accrocher mes habits dans les entrailles de sa chienne de vie.
Me déculotter et attendre que le sperme l'endurcisse.
SIL est paumé et pendu pour un absolu de témérité.
Les choix de sa vie sont conscrits par l'illusion de la vivre.
Mais je ne me meurs pas.
Par les pores de mon appât rance transi, SIL exulte les spasmes nomenclaturés de sa littérature de comptoir. SIL voudrait ne devenir qu'une place béante dans laquelle les révoltés et les écorchés vifs viendraient se ressourcer.
Et j'accuse les tréfonds de mon inconscient transiter par les sources de l'émoi sensoriel...
Où et par où SIL court? Vers ma dissidence? Vers la rupture envenimée de son vierge apparat de linceul de mort-né? SIL ne me reconnais plus. Ni pèlerin, ni aventurier, ni sur le chemin de sa reconnaissance.
Comment satisfaire les curieux qui malencontreusement poseraient leurs yeux sur mon tiède être affable et accueillant toutes les raclures et postillons?
SIL est triste et ne s'entend plus écrire la crème de mon inconscience.
Morte feuille indigne de toute volupté visuelle, accuse et pardonne mon être d'être une digne merde putride aux insolents relents de boucherie dénudée de spasmes vectoriels accourant à l'effluve du doute originel.
Et écoute sa confession...
Haut malheur de forclusion néo-tonique
Saltimbanque du besoin aseptisé;
Où et pourquoi pleurer encore et toujours sur ton être qui pisse,
Vénéneuse tentation,
L'idiome horrible castration de ta malnutrition!
SIL exalte la soif de crier aux égards d'une vie conscientisée dans la réalité,
Manifestement manipulée,
afin qu'un grand nombre la vive,
sans en sentir les effluves du doute...
SIL voudrait me noyer, ne plus rien penser, détacher de mon emprise les craintes diffuses de mon entraide exacerbée
Et,
Irruptionner les railleries diffamantes des êtres qui se débilisent à force d'enregistrer les spasmes de cette société qui peu à peu se démembre.
On court comme des forcenés crier la plèbe de la société sur la place publique. Mais nous ne sommes et ne resterons que les accointances du doute. Maugréer par delà les traditions morbides les stances insipides de la piété désolatrice, c'est pleurer sur son propre sort et irruptionner contre son ironie!! Je voudrais ne recevoir qu'une décharge m'exécutant directement dans l'ignominie d'une chance sociale radicalisée par l'enfermement claustrophobique d'une charte insolente en ode virginale à la pureté. Et SIL te maltraite, morte feuille indigne de mon émoi démoniaque, en lui se trouve la source où pataugent les gais lurons de l'infâme visualisation. On le traitera un jour de PD refoulé.
Mais pourquoi?
De toutes les analyses et définitions, je n'ai que son « Romantisme de libertin au cœur pur » afin de me protéger.
On fait dire n'importe quoi aux définitions, tout comme aux analyses. Je tremble, de peur et de froid. De peur car je ne le suis pas et de froid car SIL n'est déjà plus là. Personne ne me connaît. Personne ne le comprend. Je pars sur la route dans la plus totale impunité car SIL recherche l'insécurité, le rêve absolu d'une société basée sur la nature première de l'être.
Poète?
Mais qu'est-ce que la poésie à la fin?!
Une abstraction du lobe droit, une réminiscence identitaire, un avertissement postcontemporain, une affable désillusion désuète...?!
C'est un peu tout cela à la fois, en ajoutant la nécessaire fainéantise. J'ai sommeil.
Encore une fois entrer en nihilisme, je n'ai rien à perdre.
Je n'ai même pas joué et j'ai tout perdu,
Alors pourquoi SIL devrait-il avoir envie de ne pas continuer à perdre,
Perdre,
Perdre,
...
?
ANS, 11-03-2006