Il est 8 heure.
Mouroir de quintessence...
Psalmodie du doute dans une léthargie béante
déclame ses odes à l'incommensurable raffolemment de beauté pulsionnelle...
Sans trop s'apercevoir,
quand la digestion empiète sur la malnutrition,
nos oreilles s'ébattent,
elles n'ont de relâches et pensent pisser sans débâcles.
Christ en croix, miroir de lumière
perturbation du doute symptomatique,
quand l'illusion revêt son apparat de linceul,
l'imagination fortifie sa pétulance.
Nous nous rencontrons au-delà de la traversée mortuaire.
Les fions et les chats s'acharnent dans la prière, ils n'ont plus d'imagination
seulement des illusions.
Nous acclamons tous les dévots et toutes leurs senteurs annales car,
où puise la force de leurs songes
se reconnait l'illustre démon de notre ultime chance.
Résister à l'envie d'être soi, c'est s'appartenir dans le partage de son soi.
Régurgiter le bonheur d'être à quelqu'un, c'est s'appartenir dans le partage de son choix.
Entendre les spasmes de son cœur, c'est effacer ou oblitérer les doutes de son esprit.
Croire en l'avenant, profiter du passé pour vivre le présent, c'est construire l'illusion grâce à son imagination
Tandis que voir dans le futur la force de la passion, c'est s'illusionner en manquant d'imagination.
Nous parcourons les idéaux,
petit à petit,
pas à pas,
tranquillement sur la monture céleste,
traverser les étoiles et décrocher la Lune.
Pour être en 2, l'Amour rassemble,
décrit le dédoublement sans lament__
ation__
Tentation,
geste obsolète,
décrire l'émoi de l'émotion...
Se pourlécher de tentacules furibondes puis
s'extraire en cataclysme pour abreuver la bête
castratrice.
Nous pouvons tous,
un jour prochain,
bénir la sacro-sainte imagination et nous
abattrons les barrières de l'Art,
prémices satiétaires de l'union grégaire.
Seuls les solitaires (cfr Friedrich Nietzsche)
ont perpétré l'orifice à ces fenêtres,
nous ont amené la dithyrambe extatique de la liberté...
Puissions-nous un jour échanger ces libertés
afin de créer un humanité capable de se nourrir d'imaginaire.
La puissance de la création ordonne un nouveau rythme,
une nouvelle faim.
La décadence chaotique du règne économique
est le nouveau déclin,
sur lequel serein,
l'homme bâtira une société nouvelle
où la léthargie béante de la morbide linéarité
fera place à l'échange pulsionnel de l'Exhibitionnisme Émotionnel
dans une circularité créative solairement rythmique.
FLORENCE, 11.04.2006