Par le passé une grange
Désavouée
Qui se faisait bercer
Sur les branches d’un arbre
Désenchanté.
***
Le ballon de papier
Gonflé
À l’emporte café
S’était envolé
Comme pour se laisser
Cadenasser
Par les tourbières des dieux
Délaissés.
***
Quel avorton a bien pu le laisser s’échapper
Ce ballon enlacé ?
***
Comme une étincelle sans ambition,
Une larme toute gaie s’est portée à jalon
Sur la sphère en papier, ce ballon
Tout engrossé d’air
Empêtré dans les branches sans aires
D’un arbre maintenant encensé.
***
Par le passé une grange
Désavouée
Qui se faisait bercer
Sur les branches d’un arbre
Désenchanté.
***
Ô torpeur, ô prière, l’heure de la consécration a sonné.
Ne voilà-t-il pas que cet être est enchanté !
Une place dans la société !!
Un cadenas pour tous les avoués
Qui se tirent de là,
De ce là si on peut de chez soi
Vers une autre transition,
La perception de la perfection
Dans l’interstice de l’envoutante imagination
***
Par le passé une grange
Désavouée
Qui se faisait bercer
Sur les branches d’un arbre
Désenchanté.
***
Maintenant s’arrêtent de pleurer
Les dévots du tout profit matérialisé,
L’ode est à l’emprisonnement,
L’envahissement,
Une simple illusion prise dans la toile à foison
De l’araignée peignée,
Notre société.
Maintenant s’arrêtent de pleurer
Les dévots du tout profit matérialisé,
L’ode est à l’emprisonnement,
L’envahissement,
Une simple illusion prise dans la toile à foison
De l’araignée peignée,
Notre société.
Liège, appartement "quai sur Meuse", le 26/12/2009