Je suis un androgyne pur, un pur Macho de la constellation hybride où brulent les étoiles de mon désœuvrement. J’y respire les cataclysmes néfastes de mes envies de vomir à la face de ceux que je transpire tant ils m’encrassent. J'aime à récolter le pire, pour que de mes illusions se tamisent, les douces érosions de mes soupirs. Ainsi va l’envie.
Auréolée d’accointances sombres aux alizés de passage, mon âme s’emplit de véhémences à tirer sur les soutanes des croyants à la chance d’un rêve qui se veut de plus en plus américain. L’Européen est en train de voguer sur la galère que lui reflète son cousin, ses anciens galériens du XIXe siècle. Coca-Cola, Pepsi, Levi’s et maintenant la FIFA sont plus que vendus par TF1, Nestlé ou L’Oréal, ils sont mangés à tout va dans une assiette où baigne, non plus un cervelas, mais un cerveau, à découper, puis à mâchouiller, dans le frire des tripes apprivoisées par les nouveaux dévots des sciences numériquement télévisées.
L’histoire n’est pas nouvelle, elle ne fait que s’accélérer. Et moi toujours pareil à essayer de la stigmatiser, depuis 20 ans, à répéter que le fric, la finance et la télé sont plus que nécessairement à jeter dans les oubliettes de la pensée. Une force, cependant, aujourd’hui m’est offerte. La vivifiante sous-mission, issue de la pédagogie des tripes, à l’air, toujours à l’air, parcimonie d’âme en litanie. On aura beau se défaire de la triste aura mortuaire d’une t.v sans apparat de contraire, le livre seul, par sa lecture solitaire ou en compagnie, tirera l’homme et ses frères, du terrible trépas. L’émotion a comme titre l’imagination de l’image lorsque l’on se donne à lire un auteur, une splendeur rythmique dépassant une narration strictement onirique. Jamais elle ne s’accommodera de l’image induite par illusion lorsque d’un triptyque nécrophage, s’abreuvent d’images les chercheurs de sensations sans ambition issues sans issue d’une boîte à image que l’on nomme télévision. Son pouvoir est au-delà de toutes oraisons, voilà pourquoi je ne me lasse de clamer, pour que s’échange un calumet, cette soumission au pouvoir que je t’échange parce que mort, je ne le suis pas encore.
18 JUIN 2014