Voyage Poitiers: attention à ne pas utiliser.
C'est un transport de bagages dans une gare. Une sorte de caddy creusé à sa base profilant une plage de grillage sur laquelle se déposent sacs et valises. Un homme est assis dessus. Il ne pense à rien. Seulement à lui. Il veut rêver tout en continuant à vivre. Tenter de ne pas se venger. Patiemment, il attend l'heure où un auto-stoppeur viendra lui quémander de bien vouloir l'emmener loin, dans les confins les plus intimes de ses idées. Il paraîtrait, lui en a été faite la confirmation, que son signe astrale prédispose en lui le sentiment de vengeance, et que, par ce biais, son ultime destinée sera de mourir passionné et dépressif. Sa soif de vengeance envenime, d'après l'astrologue rencontré en une station d'autoroute près de Paris, sa faculté d'assouvir le plaisir de l'amour. Pour lui, seul compte l'acte sexuel, et ne pouvant à se titre faire durer le plaisir bien longtemps, il en oublie d'accéder à la jouissance des préliminaires. Il se ment et se venge donc. La suite logique de cet engendrement est la déception. Alors il déprime. L'amour c'est autre chose que la passion. Il faut accepter faire confiance. Il faut combattre l'envie de vengeance. Mais où s'accapare le sentiment de l'autre qui aime aimer le vaurien sans transparence, par la suite, elle en souffre, et se blesse. Elle accepte de porter les maux du légionnaire de l'amour. Il lui faudrait une femme de son époque, une née entre '76 et '82. il n'y aurait que cette seule génération, de préférence cancer, capable d'apporter le plaisir charnelle de l'amour-passion au vaurien légionnaire. Non pas une femme d'avant car elles sont des femmes-enfants, des femmes-bébés auprès desquelles, au début, il se prend au jeu paternel, mais que bien vite, il redescend sur terre et s'exécute dans la cendre d'attendre d'elles qu'elles reprennent leur rôle maternel. D'ailleurs sur l'autre versant, celui dont la jouvence juvénile ne dépasse pas l'âge de 23 ans, il ne lui en coûte que le refrain d'une large mélasse apostolique où se mêlent envie de passion, désir d'amour dans une profonde érudition d'un fumier prostré au porte d'une sensibilité à fleur d'âme. Comment ne pas s'apercevoir du changement directionnel qu'une enfant de cet âge prône à respirer la dissemblance émotive de celui qu'elle croit aimer, car, répondant à un besoin profond de tendresse et d'amour aux propices enseignements propitiatoires de l'homme-cancer de l'année '79 ayant un lourd vécu de graves et profondes souffrances dont la passion d'éradiquer le fléau attire, mais aussi, détruit. Ainsi veut la quintessence d'une passion amoureuse quand une seule des 2 parties est prête à changer tandis que l'autre butte sur les abattements d'une vengeance impossible à annihiler. Ainsi se pose la dépression. À entendre médire les transparence éclairées d'un sage astrologue, un jour d'aube au recommencement d'un périple en auto-stop, où pensait-il rêver à l'aboutissement d'une union scellée par une demande en fiançailles, il a fait face et a été confronté à une facette de sa personnalité qu'il croyait aimer. Mais au fait il ne pouvait que la détester car c'est elle qui toujours en lui a été réfrénée alors que son âme, son corps spirituel, y tendait jusque dans sa méprise, jusque dans sa totale autodestruction capitulative à la révolte révolutionnaire. Aujourd'hui il s'en aperçoit, grâce à lui, grâce à moi, grâce à la confiance (=> qui ne serait en fin de compte que la fin du commencement d'une histoire d'amour) accordées à 2 personnes lui étant chères. Et bien qu'alors, ayant partagé un profond plaisir de préliminaires, il n'eut pu que se venger;
1. En spermant trop rapidement;
Car quand il la toucha, petit à petit, lui venait à l'esprit ce que toucher une fille par amour avait de différent de la toucher par passion. À lui de revivre l'extase de s'y sentir à son aise. Dans le plaisir, dans leur jouissance partagée, dans son petit con profilé, il se sent retrouver la force revitalisant l'énergie indispensable à l'éradication de cette possible _ probable _ envie de vengeance lui castrant l'unique envol...
Pour enfin retrouver le plaisir,
l'unique désir
de sa petite contradiction d'homme libre
en quête de salut.
POITIERS, Le 07.04.2006