La fatigue suinte par les pores d'un porc amoureux,
de violence, de tristesse, de maladresse et d'errance.
Elle se cache, divine et maladroite, repue
d'avoir bien mangé, bien bu, de s'être sustenté
par la tente d'une amie succincte qui se mouchait nue
derrière l'abri en sus, elle le tenait le tenté.
Puis alors arriva, fier et droit comme la falbala d'une NOVA
étoile filante, concomitante par explosion dans son filigrane
exaspérée par la nuée sans fond vomissant son art ac capella,
une voix, affriolante aux ébats langoureux, bas de soie qui se pane.
Au malheur tu t'éteins, mais demain tu reviendras grandie
comme une muse partie, à jamais éloignée,
étreigne dans la nuit par le sot rêveur que je suis
Tu m'abandonnes pour tout de même me retrouver.
Ô fatigue j'attends avec impatience la fin de ton martyre
Me laisser dormir, et demain me chanter à la lyre l'éclat de mon satire.
LIEGE 07 – 03 - 2011