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EBOUEUR DU SOCIAL

Comme une envie de papillonner sur un autre océan, merdique à la couleur du ciel quand dans mon froc coule mon fiel. On avait beau attendre un deus ex machina descendre des cieux nous apporter paix et plénitude, les illusions s’arc-boutaient sur les prétendants de nos chaussures. La caille se maltraitait, en dormant, dans la sciure du nonchalant pendant que les pédestres onomatopées se prétendaient siroter un suc noyé dans de l’oseille mal-aimé…

Et j’ai envie de rien faire, je grelotte de tout mon air, bestial, sans animal, à refléter la fringale qui me dévaste les intestins… et j’ai mal. Mal à mon refrain qui ne s’éteint que lorsque mes yeux s’ouvrent sur le monde que je ne veux voir. Ils pétillent d’insolence à jouer de la transparence sous les lumières tamisées des osmoses gantées de néant.

Les foies me replient à la gorge. Les laments me remontent. Les ions de la machine à torturer le temps ne dictent plus ses émotions du présent dans la léproserie de l’instant bafoué. Mes érosions s’étalent comme de la merde sur les parois de ma candeur. Et je me meurs de vieillir tout en splendeur dans un travail sans labeur qui ne sert qu’à reboucher les trous remplis d’une merde dont je ne suis pas responsable… qui suis-je ? qui suis-je ?

Je suis un éboueur du social, je rattrape vos vierges peurs, j’avale sous la falaise de l’épouvante tout ce que vous ne voyez pas, du haut comme du bas, j’étripe les abats, j’équarrie les lois pour les ensevelir là où personne ne va, car en bon automate, on ne s’intéresse normalement pas à ces choses-là…

normalement pas.

 

08/12/2014

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D
Texte magnifique. Avec des fulgurances qui "gagnent à être lues..."
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